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18.05.2008

Le préfet des Hauts-de-Seine rappelé à l'ordre

Le site d'informations "Bakchich.info" nous apprend aujourd'hui que Pierre Bousquet de Florian, préfet des Hauts-de-Seine depuis juin 2007 et anciennement directeur de la DST, s'est fait "remonter les bretelles par… Brice Hortefeux. Ce dernier s’est en effet ému de ce que les Hauts de Seine demeurent l’un des seuls départements où les étrangers en situation plus ou moins régulières soient encore interpellés alors même qu’ils viennent régulariser ou s’expliquer – volontairement donc – sur leur situation."

"Hortefeux a exigé que ces interpellations jugées « déloyales » cessent immédiatement dans ce département qui est aussi le fief, sinon la vitrine du chef de l’Etat."

 

Info parue dans la rubrique "SARKO & Cie" / Confidentiels sur : http://www.bakchich.info/

09.05.2008

RAPPORT 2007 de la CIMADE sur les centres de rétention administrative

La CIMADE a publié le 23 avril son rapport annuel sur les centres de rétention administrative.

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La CIMADE est présente depuis 1985, aux côtés des étrangers dans les lieux de rétention. 

Au début 2008, elle constate:

  • la multiplication des périodes d'enfermement,
  • la mise en place de l’obligation à quitter le territoire français (OQTF),
  • le droit d'asile en rétention qui devient un droit virtuel,
  • les audiences délocalisées du juge des libertés et de la détention,
  • la possible mise en place d'une juridiction unique pour les étrangers

Le rapport complet est disponible sur le site Internet de la CIMADe à cette adresse: http://www.cimade.org/nouvelles/793-Expulsions---faire-du...

 

Le rapport donne un rapport détaillé sur tous les centres de rétention du pays. Le détail sur le centre de Nanterre se trouve en page 246.

Il y est indiqué que "Le local de rétention administrative (LRA) de Nanterre est une exception parmi l’ensemble des locaux de rétention de France. Anciennement centre de rétention, il a été déclassé en local en 2005. À la fin de l’année 2007, le LRA, malgré sa vétusté, est le seul à répondre aux normes fixées par le décret du 30 mai 2005 relatif à la rétention. Sept bénévoles [de la CIMADE] interviennent du lundi au samedi au local. "

 

Le rapport détaillé sur les centres est diponible à cette adresse:

http://www.cimade.org/uploads/File/enfermement-eloignemen...

 

Anti racisme

Cette scène a réellement eu lieu dans un vol de la compagnie British Airways entre Johannesburg et Londres.

 Une femme blanche, d'environ cinquante ans, s'assied à côté d'un homme noir.
 Visiblement perturbée, elle appelle l'hôtesse de l'air.
                       

L'hôtesse : Quel est votre problème, Madame?

La femme blanche : Mais vous ne le voyez donc pas ? Vous m'avez placée à côté d'un noir.
Je ne supporte pas de rester à côté d'un de ces êtres dégoûtants. Donnez-moi un autre siège, s'il vous plait !
                     

 L'hôtesse : Calmez-vous, presque toutes les places de ce vol sont prises.

Je vais voir s'il y a une place disponible.
 
L'hôtesse s'éloigne et revient quelques minutes plus tard : Madame, comme je le pensais, il n'y a plus aucune place libre dans la classe économique. J'ai parlé au commandant et il m'a confirmé qu'il n'y a plus de place dans la classe exécutive.

Toutefois, nous avons encore une place en première classe.
Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l'hôtesse de l'air continue : Il est tout à fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s'asseoir en première classe.
Mais, vu les circonstances, le commandant trouve qu'il serait scandaleux d'obliger quelqu'un à s'asseoir à côté d'une personne aussi répugnante.

L'hôtesse se tourne vers l'homme noir et lui dit : Donc, Monsieur, sivous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège vous attend en
première classe.

Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène, se levèrent et applaudirent...

 

...à diffuser largemement

07.05.2008

Non à la directive de la honte!

Appel aux parlementaires européens

Au mois de mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.

Cet appel est soutenu par SOS Racisme. 

Signez l'appel:

http://www.directivedelahonte.org/ 

06.05.2008

Peu de meilleur et trop de pire - Rapport de la Cimade

Soupçonnés, humiliés, réprimés, des couples mixtes témoignent

Au nom de la lutte contre les mariages blancs et de la maîtrise de l'immigration familiale, stigmatisée comme une «immigration subie», le droit de se marier ou de vivre en couple en France fait l'objet d'attaques de plus en plus graves et inacceptables.

Ce rapport d'observation permet de prendre la mesure des difficultés administratives et des drames familiaux que rencontrent les couples mixtes dans notre pays.

A télécharger sur le site Internet de la Cimade:

 http://www.cimade.org/assets/0000/0626/Rapport_Cima...

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05.05.2008

Sans papiers : réouverture de la chasse aux couples

Lu dans "Le contre-journal" de Liberation le 5 mai 08

"On est en présence d’une véritable législation de combat contre les couples mixtes" s’indigne Nicolas Ferran, coordinateur du collectif Les Amoureux au ban public. «Le conjoint français est stigmatisé comme un ennemi de l’intérieur, le conjoint étranger est placé dans une situation d’instabilité perpétuelle» qui peut aboutir à l’expulsion, comme cela s’est produit mercredi 30 avril pour Clebert, jeune béninois de 22 ans.


« Mercredi dernier, Clebert, de nationalité béninoise, a été arraché à sa compagne française, Moussouba, enceinte de 5 mois. Ce jeune homme de 22 ans est entré en France en 2004, pour faire ses études. Il a tout d’abord vécu avec des titres de séjour étudiants, pendant deux ans, qu’il n’a pas renouvelés en septembre 2007. Deux mois plus tard, il demande à la préfecture de l’Hérault de changer de statut en invoquant sa relation familiale avec une française. La préfecture refuse le dossier et lui dit de revenir quand l’enfant sera né. C’est une pratique courante, qui sous-entend logiquement qu’il n’y aura pas de mesures d’éloignement prises à son encontre. Lors d’un déplacement en Charente le 20 avril, Clebert est interpellé à La Rochelle. Placé en garde à vue, il reçoit un arrêté de reconduite à la frontière et est placé au centre de rétention de Toulouse. Après confirmation du Tribunal admninistratif, Clebert est expulsé quelques jours plus tard.


Contactés dimanche par Moussouba, nous sommes arrivés trop tard pour faire un recours devant le Tribunal administratif. Pourtant, le préfet n’a pas examiné tous les éléments du dossier puisque la préfecture de Charente-Maritime n’avait en sa possession qu’un seul élément, les titres de séjours étudiants non renouvelés. Nous avons lutté pour obtenir l’abrogation de l’arrêté de reconduite, ou même sa suspension, afin de permettre à l’Etat d’apprécier la situation avec toutes les pièces en main.

Nous avons la preuve que ce couple est ensemble depuis trois ans. De nombreux éléments montrent l’importance de cette relation pour Moussouba, au RMI et enceinte de 5 mois…La préfecture est restée totalement inflexible, sans jamais répondre à nos appels. Plus de 6700 signatures ont été réunies avec la pétition, plusieurs élus sont montés au créneau pour nous soutenir, rien n’y fait. Nous assistons à une déshumanisation totale dans l’examen des dossiers, sous la pression du chiffre, qui broie les existences.

Cette situation d’urgence n’a rien d’extraordinaire. Si Les Amoureux au ban public devaient réagir à chaque fois que le conjoint d’un couple mixte était placé en centre de rétention, ce serait tous les deux jours ! Nous agissons aussi en faveur des couples qui n’arrivent pas à se réunir en raison du refus de transcription des unions célébrées à l’étranger, contre la multiplication des refus de visas ou titres de séjour, contre les enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie… La chasse au couple est une réalité qui prend toutes ces formes. Lorsque Nicolas Sarkozy revient sur l’immigration «subie», dans sa dernière intervention télévisée, il faut bien sûr comprendre «immigration familiale». Cette dernière ne concerne pas seulement le regroupement familial, c’est-à-dire un étranger qui fait venir sa famille sur le territoire français. Cela s’applique aussi et surtout à un(e) conjoint(e) français(e) qui s’unit à un étranger. C’est d’ailleurs le poste de délivrance de titre de séjour le plus important au sein de l’immigration familiale. Le gouvernement affirme que le durcissement des règles est nécessaire, afin de lutter contre la fraude. Il n’existe tout d’abord aucune étude sérieuse sur le sujet, mais surtout rien ne peut justifier cette présomption de fraude qui pèse en permanence sur ces couples, assortie d’une très forte répression. Cela reviendrait à faire un contrôle fiscal à chaque Français, chaque année, au nom de la lutte contre la fraude aux impôts !

La suite sur:

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/...

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